L’Hôtel La Ferme: une nuit, c’est pas assez

Par où commencer pour vous parler de mon (trop court) séjour à l’hôtel La Ferme du Groupe Le Massif? D’entrée de jeu, je déclare forfait – il me sera impossible de le faire en un seul billet! C’est un projet riche et vaste, d’une envergure dont on ne prend vraiment conscience qu’une fois sur place, et qui est animé par une foule de personnes passionnées qui vous transmettent leur amour du projet en quelques mots.

Mais je peux déjà vous faire part de ma conclusion – je vais y retourner. Et souvent à part de ça! J’entends les sceptiques qui disent « Bof! Un hôtel au Massif, c’est pour le ski, pis tu skies même pas! »… C’est que l’hôtel La Ferme n’est pas seulement pour les mordus des sports de glisse – il y en a pour tous les goûts, et pas juste en hiver! En fait, pour ma part, je peux vous parler de bien des choses, mais pas de l’aspect ski: c’est vrai, je ne skie pas!

Donc, en plus de ce billet sur l’hôtel, vous pourrez aussi lire un billet sur le resto les Labours, un billet sur le marché qui se tient sur les lieux le dimanche, et deux billets sur mes incontournables de l’endroit, la Laiterie Charlevoix et la plage de Baie Saint-Paul.

(NDLR: Je vous avertis, ces billets sont plutôt long. Si vous n’avez pas envie de tout lire, j’ai une solution très simple pour vous: rendez-vous sur le site du Massif, réservez une chambre à l’hôtel La Ferme et profitez de tout ça dès maintenant, sans perdre de temps!)

Pas de doute: nous sommes à Baie Saint-Paul
Une chose est certaine lorsqu’on approche du bâtiment de l’hôtel et lorsqu’on y entre: même s’il s’agit d’un hôtel boutique, comme on peut en fréquenter à Québec ou à Montréal, nous sommes bel et bien dans Charlevoix. La qualité est la même, mais les matériaux utilisés, les couleurs et les détails rappellent les origines. Feu de bois dans le lobby de l’hôtel, jetés de laine un peu partout, vieilles caisses de bois utilisées en déco… C’est aussi confortable qu’un chalet de ski après une journée en plein air (je fais de la raquette quand même!).

Le personnel est décontracté et travaille en jeans – je ne sais pas pour vous, mais pour moi, c’est le signe que je suis vraiment en vacances, même s’il ne s’agit que d’un weekend!

C’est simple: tout dans l’hôtel est beau. Tout est pensé, fonctionnel, esthétique, et on réussit ce tour de force sans y perdre en chaleur. Cet hôtel, c’est du sérieux sans se prendre au sérieux: pur bonheur! Même la signalétique est unique, et elle contribue à ce petit clin d’œil qui fait qu’on se sent accueilli à bras ouvert. Sincèrement, à quand un prix de design ou d’architecture?

Un hôtel intelligent
C’est ici qu’on commence à comprendre que La Ferme, c’est bien plus qu’un hôtel: c’est véritablement un moteur qui a une grande conscience de l’impact qu’il peut avoir sur son environnement, et qui prend bien soin que cet impact soit positif. Ainsi, tout ce qu’on retrouve à l’hôtel est un produit québécois, et même un produit de Charlevoix quand c’est possible: les draps, les matelas, les serviettes, la nourriture, les meubles, les matériaux… À ceux qui en doutent: au marché qui se tient sur le quai de la gare le dimanche matin, j’ai pu discuter avec la dame qui tisse les serviettes de table qu’on utilise au restaurant Les Labours, avec les dames qui cultivent les pleurotes utilisés dans les recettes du chef David Forbes…

On le sait tous, il est souvent plus facile de réaliser des économies d’échelle en achetant à l’étranger. Une entreprise qui prend la décision d’encourager plutôt l’économie locale a donc droit à tout mon respect. Encore une fois, c’est beau de le dire. Encore faut-il le faire, et à l’hôtel La Ferme, on le fait.

Est-ce que je l’ai dit? C’est beau!

Un hôtel TRÈS intelligent
Si vous aviez besoin d’une autre preuve de cette affirmation, sachez que le sans-fil est gratuit, accessible sans mot de passe et que la force du signal est excellente sur tout le terrain de l’hôtel. On applaudit!

On se demande ce que certains hôtels de Québec et Montréal n’ont pas compris…

Une nuit, c’est pas assez!
Et les chambres, me direz-vous? Mon plus grand regret est de n’y avoir dormi qu’une seule nuit!

Encore ici, un remarque un souci d’accessibilité quant aux différents types de chambres. À terme, lorsque tout le complexe sera ouvert, on parle d’environ 140 chambres réparties dans 5 pavillons différents.

Pour ma part, j’étais bien contente de pouvoir découvrir les Dortoirs de la Gare qu’on décrit comme une alternative moderne aux auberges de jeunesse: il s’agit de douze dortoirs qui contiennent chacun 4 lits escamotables. On peut y dormir pour une cinquantaine de dollars et la location s’effectue sur un lit seulement.

Oui, il est possible de se retrouver avec d’autres voyageurs dans le dortoir: le personnel de l’hôtel distribuera toutefois la clientèle dans tous les dortoirs avant d’arriver à cette option.

Personnellement… je me vois tout à fait y retourner avec 3 amies pour une virée de filles qui tarde depuis trop longtemps (on se reconnait, mesdames??).

Vous croyez que la qualité sera moindre dans cette section de l’hôtel? Oh que non!

Matelas ultra confortable, literie de grande qualité, oreillers moelleux, plancher chauffant dans la salle de douche, 2 lavabos (party de filles, je vous le dis!), cafetière Nespresso, station iPod, télévision à écran plat, divan modulable… Définitivement, une nuit, ce n’est pas assez!

Des fenêtres de la chambre, on a vue sur la cour intérieure, baignée de la lumière du soleil couchant à mon arrivée. Et tout le long du corridor, on retrouve une grande galerie avec chaises Adirondack d’où on peut admirer le chemin de fer (et surtout l’arrivée du train), ainsi que les champs avoisinants.

Une équipe professionnelle
Un mot également sur le personnel qui nous accueille à l’hôtel – imaginez un instant que l’établissement est en fonction depuis mai. C’est donc dire depuis à peine 4 mois au moment d’écrire ces lignes. Imaginez la quantité de personnes à engager et à former pour assurer le roulement… Partout, nous avons été reçu avec le sourire, avec empressement mais de façon décontractée, comme par la jeune fille qui nous a conduit à nos chambres avec un sourire amusé… Bon, on ne doit pas être les premiers à pousser des oh! et des ah! en découvrant toutes les commodités de l’hôtel, mais on était certainement plutôt expressifs!

Un mot également à Richard Germain, le directeur général de l’hôtel, qui se promène tranquillement dans le lobby, en jasant avec les employés et les clients. Il nous souhaite la bienvenue comme on accueille des gens chez soi, évoquant au passage quelques souvenirs des années où il était en charge de la gestion du développement de l’hôtel Dominion à Québec (je vous ai déjà parlé de mon amour des bars d’hôtels, et surtout pour le Dominion)… On a plutôt l’impression de parler à un ami passé nous dire bonjour qu’au directeur d’un complexe hôtelier qui bourdonne d’activité!

Un port d’attache
Selon moi, l’hôtel La Ferme est le port d’attache idéal pour aller passer quelques jours à Baie Saint-Paul et découvrir cette belle région qui n’est qu’à quelques kilomètres de chez nous: on peut donc en profiter pour aller fouiner dans les boutiques de la rue Saint-Jean-Baptiste, aller savourer une bière à la microbrasserie, visiter les producteurs du coin et découvrir leurs nouveaux produits, aller admirer le fleuve confortablement assis sur la plage…

À mes yeux, c’est une destination versatile et pleine de possibilités, à toutes les saisons.
On y retourne quand??

En conclusion
Si je devais résumer tout ça en une seule phrase, je dirais que l’hôtel La Ferme (et le resto Les Labours, et le marché, etc.), c’est une qualité constante et sans compromis, accessible à tous.

Et j’ajouterais qu’en plus d’avoir une vision à long terme pour toute la région, Daniel Gauthier a aussi eu le talent de choisir exactement les personnes qu’il lui fallait pour charmer à la fois jeunes et moins jeunes, visiteurs et gens de Baie Saint-Paul: Richard Germain, Fred Poitras (directeur de la restauration) et David Forbes (chef) forment un trio gagnant qui fera l’envie de bien des complexes hôteliers.

Encore plus sur Baie Saint-Paul:
Le restaurant Les Labours
Le marché de La Ferme
La Laiterie Charlevoix
La plage de Baie Saint-Paul

Et les articles d’autres blogueurs:
On jase: Hôtel La Ferme sur TrancheDePain.com
L’Hôtel La Ferme ou quand 2 yeux ne suffisent pas pour tout voir sur Harnois à la carte

Un très très grand merci à l’Hôtel La Ferme et le restaurant Les Labours, pour l’invitation à découvrir les lieux, ainsi qu’à tout le personnel qui nous a accueilli à bras ouverts!

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12 réponses à “L’Hôtel La Ferme: une nuit, c’est pas assez

  1. Pingback: Les Labours: le bonheur à l’assiette « Sylvie Isabelle·

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  4. Pingback: L’hôtel La Ferme, ou quand 2 yeux ne suffisent pas pour tout voir | Harnois à la carte·

  5. Pingback: Hôtel La Ferme | TrancheDePain.com par Francis Laplante·

  6. «Nous sommes très confiants pour l’avenir. Même dans les mois creux que sont habituellement novembre, décembre (avant Noël) et avril, nous avons déjà plusieurs réservations, notamment de bureaux de comptables et avocats. Il n’y avait pas d’infrasctructures auparavant dans Charlevoix pour recevoir des congrès», précise Richard Germain, directeur de l’hôtel.

  7. Pingback: Le Bistango nouveau | Sylvie Isabelle·

  8. Pingback: Un marché pas comme les autres | Sylvie Isabelle·

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