Un petit pas pour l’homme…

À chaque fois que je participe à un projet de foodies, je suis la fatigante qui insiste pour qu’on pense à une façon de redonner à la communauté. Chaque jour, je traverse les quartiers St-Sauveur et St-Roch pour aller travailler, et je vois des gens qui mendient, parfois pour se contenter d’un café. Je vois des gens qui parcourent les allées des épiceries qui soupèsent et évaluent les prix, alors que moi, je passe en remplissant allégrement mon panier. Je côtoie ces gens, sacs de victuailles aux bras, et à chaque fois, je me dis « Ça n’a pas de bons sens, me semble qu’à la gang, on devrait pouvoir faire quelque chose ».

Aujourd’hui, j’ai lu un article à propos du manque de viande à la Maison de Lauberivière dans Le Soleil – j’en ai eu assez. J’en ai eu assez d’être celle qui s’égosille à tenter de convaincre les gens de faire quelque chose… sans jamais rien faire elle-même.

Je me suis donc rendue sur le site de la Maison de Lauberivière, et je me suis inscrite à faire un don mensuel. Un tout petit don mensuel qui ne me privera pas vraiment de quoi que ce soit. Mais un tout petit don qui, s’il s’additionne aux vôtres, pourrait faire une belle différence dans la vie de gens qui ont bien besoin d’espoir. Et le ventre vide, je ne pense pas que l’espoir soit possible.

Alors, qui m’aime me suive: rendez-vous sur le site de Lauberivière, rendez-vous sur le site de Moisson Québec, rendez-vous sur le site du Pignon Bleu, et donnez. Si j’ai choisi Lauberivière, c’est que je passe devant tous les matins, et que j’ai souvent refusé de donner à des gens qui mendiaient pour s’y payer une nuit. Maintenant, lorsque je passerai devant, j’aurai la satisfaction de me dire que je participe à la solution.

Je vous mets au défi, amis foodies.

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7 réponses à “Un petit pas pour l’homme…

  1. Inspirant comme article. Merci de me faire réfléchir. Je visite ces sites dès maintenant. Et j’emmène ça en caucus familial cette semaine 🙂

  2. Je croise moins les « queteux » depuis que je travail en haute ville.
    Donner à Lauberivière (pour croiser les sujets) c’est un peu aussi un hommage à Alain. Il a eu recours à leurs services durant des mauvaises période de sa vie.

    Comme ont dit, c’est le genre de place qui coupe chaque piastre en 4 avec chaque piastre qu’on leur donne. Le plus petit montant fait une grosse différence surtout si il est récurrent.

  3. Quelle bonne idée! Pour m’être rendue à Lauberivière il y a de cela quelques semaines pour réaliser un reportage sur Ghislain, bénévole et ex-prestataire des services de la maison, je peux vous dire qu’ils ont le coeur sur la main! Si ça vous intéresse, le reportage est ici, en date du 20 juillet (faire de la pub pour Lauberivière, ça va, non?). Je pense donner de mon temps pour cette organisation –» http://voxtv.ca/montreal/emissions/les_eclectiks.php

  4. Pingback: Put your money where your mouth is « Sylvie Isabelle·

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