De mon éthique de blogueuse…

Si vous avez trouvé le titre de cet article inintéressant, il y a de fortes chances pour que vous trouviez que le reste l’est tout autant. Toutefois, pour moi, j’aborde ici des thèmes non seulement très importants en cette ère numérique, mais importants tout court lorsque l’on vit en société.

L’éthique – en avez-vous? Avez-vous des règles de conduite qui déterminent ce que vous vous permettez, jusqu’où vous acceptez d’aller, jusqu’où vous tolérer qu’on aille? Une ligne que vous tracez et à laquelle vous vous tenez?

Moi, j’en ai. Probablement plus que la plupart des gens, et les règles que je m’impose me causent certainement très souvent bien des casse-têtes. Mais, que voulez-vous, je suis faite ainsi – j’estime que si tout le monde s’imposait davantage de limites, au lieu de nous restreindre, ce cadre nous permettrait bien plus de liberté et davantage de plaisir à vivre en société.

Ici, je dois dire que plusieurs de ces règles, de ces manières de faire et de penser, me proviennent de ma mère. J’ai très souvent souvenir de phrases comme « C’est pas parce que tes amis se jettent en bas du pont de Québec que t’es obligée de faire pareil! », « La liberté des uns se termine là où commence celle des autres », et « Le plus intelligent, c’est pas celui qui continue, c’est celui qui arrête! »… À douze ans, je levais certainement les yeux au ciel, mais à la toute fin de ma trentaine, force m’est de constater que ma mère a toujours souvent raison!

Des règles de conduite, j’en ai à titre de blogueuse et de gestionnaire de communauté, mais j’en ai aussi à titre personnel.

Sur mon blog – place au positivisme
Je suis allé dans un resto que j’ai détesté? Je ne vous en parlerai pas. C’est tout!

On m’invite à un événement à titre de blogueuse, est-ce que j’accepte?
Si l’événement m’intéresse, pourquoi pas?
Est-ce que je vous en parle sur mon blog? Si j’ai aimé, oui. Si je n’ai pas aimé, non.
Est-ce que je parle en bien de l’événement parce que j’ai été invitée, même si je n’ai pas aimé? Non.
Est-ce que je vous dis que j’ai été gracieusement invitée? Mais oui, pardi!

Est-ce que j’accepterais d’être payée pour écrire un article sur mon blog?
Pourquoi pas, si le sujet m’intéresse et si je suis inspirée. Par contre, je n’accepterais pas qu’on me dicte mon opinion, que je sois en accord ou non.

Je ne solliciterai point…
À partir du moment où je sollicite quelque chose, je deviens redevable. En étant redevable, je ne suis plus libre de dire ce que je veux.
Ce qui m’est offert est cent fois plus précieux que ce que j’ai quémandé.
Donc, pour mon blog, je ne sollicite RIEN! Je le fais bien assez souvent pour tous les événements dans lesquels je m’implique, c’est une question de crédibilité.

Transparence en tout temps
Je gère aussi quelques communautés sur les médias sociaux. Jamais vous ne me verrez répondre à une question que j’ai posé moi-même sur une de ces communautés. C’est terriblement maladroit selon moi de faire ça: le monde virtuel est bien petit, et on finit généralement par savoir qui se cache derrière l’animation… Se répondre soi-même, c’est cheap.

À la limite, je me permets d’aimer une publication que j’ai faite à titre de gestionnaire de communauté ou de la partager à titre personnel. Et si je la partage, je ne fais pas semblant en ajoutant un commentaire qui pourrait vous faire croire que ça ne provient pas de moi.

Once is enough
Plusieurs personnes sont abonnées à mon blogue et reçoivent des alertes courriels lorsque je publie quelque chose. D’autre suivent mes nouveaux articles grâce à un flux RSS. Qui veut me lire assidûment a donc la possibilité de le faire sans que je rediffuse le même article à répétition sur Facebook ou Twitter.

Pour moi, 1 article = 1 diffusion. À la limite, si un article redevenait d’actualité, quelques mois après que je l’ai publié, oui, je me permettrais de rediffuser. Mais pas le lendemain ou le weekend qui suit.

Je partage ce qui est à moi
Toutes les photos que vous verrez sur ce blog auront été prises par moi.
Si d’aventure j’avais envie de vous faire découvrir une photo prise par quelqu’un d’autre, 1) j’aurai demandé la permission, 2) j’indiquerai ma source et 3) j’inclurai un lien qui vous permettra en un clic d’aller découvrir cette personne.

La seule exception que je me permets – lorsque j’inclus la photo d’un livre ou d’un autre article qu’il vous est possible d’acheter, je ne demande pas la permission… mais j’inclus un lien qui vous mènera directement sur le site où vous pourrez effectuer votre achat!

Mon opinion vaut ce qu’elle vaut… ni plus, ni moins
Ce n’est pas parce que je dis blanc que vous devez dire la même chose. Et si vous n’êtes pas d’accord avec moi, je vous rassure tout de suite – on restera amis!

Publicités

6 réponses à “De mon éthique de blogueuse…

  1. Intéressant de voir comment les autres fonctionnent. Pour ma part, je me permets de répondre en mon nom à des tweets que je publie pour ma compagnie si ceux-ci m’intéressent personnellement. Je me permets aussi de publier plusieurs fois une même création (billet, vidéo ou autres) à différentes heures afin de rejoindre plus de gens: ça marche! Habituellement, je reçois le double de visite ou de commentaires grâce à cette «stratégie». Je n’ai pas de blogue personnel mais si j’en avait un, je me permettrais de donner mon avis, même s’il est négatif, sur un événement ou un restaurant, question de mieux servir le lecteur. J’aime bien la critique en fait! 😉

    Merci pour ce billet ! Le titre m’a tout de suite attiré…comme quoi!

    • Ahahhaaa! Oui, effectivement, le titre va attirer un certain type de clientèle!

      Pour la critique, disons qu’il y a une certaine façon de bien faire les choses, et je respecte ceux et celles qui le font bien – c’est un art. Pour ma part, je me dis que si je n’ai pas aimé quelque chose, outre en faisant le commentaire aux personnes directement concernées, les gens se feront bien leur propre opinion.

      Pour l’émission à répétition… c’est certain que c’est une tactique qui fonctionne, et qui doit même être employée. Perso, quand je suis abonnée à un blog et que je reçois l’alerte courriel, et que je le vois à de multiples reprises sur FB et Twitter, ça m’énerve. Il y a par contre effectivement une distinction à faire entre un blog perso et un blog de compagnie. Je suis peut-être une étrange bibitte, mais je prête davantage attention aux blogs persos, c’est peut-être pourquoi je trouve que la redondance devient superflue.

      🙂 Merci de commenter!! C’est super!

      • Je rejoins Marjorie sur la question de dire clairement ce qu’on pense, par exemple d’un restaurant, dans un blog personnel. Cela peut-être irritant pour les « critiqués » – j’ai vécu la chose, mais c’est une autre histoire – et pour avoir été restaurateur – et critiqué de temps à autres – je suis de ceux qui apprennent de leurs erreurs. J’ai en projet la création d’un site, genre  » cauchemar des restos  » LOL mais je crois que je vais devoir y réfléchir sérieusement, car là, je te rejoins Sylvie, il faut une éthique …

      • Perso, je crois que la critique, c’est très (trop) facile. Je préfère donc m’abstenir – je crois que mes lecteurs apprendront à me lire « entre les lignes ». Ce qu’on ne dit pas a souvent autant de valeur que ce qu’on dit.

        C’est un peu comme pour certains critiques (gastronomiques ou artistiques) que je lis régulièrement: dès qu’ils critiquent quelque chose, je me précipite car je sais que je vais aimer!

        Comme je n’ai pas tout le temps que je souhaite pour écrire, je préfère le faire sur des sujets que j’aime ou qui m’ont plu. Le reste, on le balaie sous le tapis et on y pense plus! 🙂

        PS.: je relis quelques-uns de mes articles… Vous verrez que je soulève tout de même parfois des aspects qui m’ont moins plu, mais rapidement.

  2. vraiment intéressant comme article et commentaires. Pour ma part, je ne me permets pas de faire de critiques négatives, les goûts sont tellement diversifiés et notre perception d’un événement tellement relative. Je le constate souvent en discutant d’un spectacle avec des gens qui ont adoré alors que je l’ai trouvé moyen et vice versa en d’autres circonstance. Et puis, je me dis qu’une personne ou un groupe qui est de piètre qualité par manque de talent ou d’effort va s’éliminer de lui-même.

    Pour ce qui est de solliciter, c’est donnant donnant. Bien sûr que si je demande une entrée média je m’attends à faire un reportage mais je ne demande de passe que pour ce que j’aime. Étant bénévole dans la promotion de la musique que j’aime, je ne veux pas avoir à m’échiner sur un texte décrivant quelque chose que j’ai détesté, j’ai déjà tenté de le faire avec peu de plaisir. Et comme le plaisir d’écrire compte pour beaucoup dans le maintien d’un blog personnel, c’est important d’en ressentir. Mais je suis d’accord avec vous quand vous dites que ce qui est offert est précieux. C’est une belle reconnaissance que je reçois toujours avec gratitude.

    Je me fais un devoir de mettre les liens et de donner les crédits à qui de droit. Je trouve que c’est très important.

    • On se rejoint pas mal! Et je me dis que si on ne souligne que ce qu’on a aimé, le reste prendra moins d’importance. Vive les lunettes roses!

      Merci d’avoir commenté, c’est vraiment chouette d’avoir le point de vue d’autres blogueurs là-dessus!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s